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Ordinary Crisis
Test 2
Jean Daniélou
Pétrochimie
Tag test
10/29/2026
editeur
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Un post sans image
Typhaine Le Galès
10/29/2026
Loremp ipsum
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Typhaine Le Galès
10/19/2026

La journée de mobilisation massive – entre 550 000 et 800 000 manifestants – samedi 17 octobre, marquée par des débordements inédits, a mis au pied du mur le gouvernement, impuissant à répondre à une colère qui se répand, lui qui assurait pourtant depuis plusieurs jours que le mouvement « s’essoufflait ».
Était-il sourd ? Mal informé ? Totalement hors sol ? Peut-être un peu des trois. Depuis une semaine, le pouvoir a tenté d’expliquer que la révolte de la jeunesse était en pleine « décrue ». Ces derniers jours, il a également fait fuiter des notes du renseignement prévoyant des chiffres de mobilisation particulièrement faibles pour ce 17 octobre – entre 60 000 et 110 000 personnes dans toute la France hors Paris, selon eux.
Force est de constater qu’il s’est trompé. Dans les grandes largeurs. Dans toutes les villes du pays, cette journée du 17 octobre a été marquée par des mobilisations importantes, dans des conditions parfois compliquées, alors que de nombreux cortèges n’avaient pas été autorisés. En fin d’après-midi, les syndicats étudiants revendiquaient 800 000 personnes, alors que de nombreuses manifestations spontanées étaient toujours en cours. Le ministère de l’intérieur a fini par donner le chiffre de 550 000 manifestant·es dans toute la France.
Test
Jean Danielou
10/15/2026

Ce projet est né de la rencontre entre Camille El Bacha, musicien, et Jean Daniélou, sociologue. Nous cherchions tous deux à dépasser les limites de nos disciplines respectives afin de mieux saisir la nature sensible de la crise climatique.
En tant que musicien, Camille recherchait un matériau sonique lui permettant d’élaborer une expression de notre condition contemporaine. Son idée était de briser l’abstraction symbolique apparente de la musique et de développer une approche terre-à-terre, en utilisant les sons de situations quotidiennes pour créer un écho documentaire des activités humaines à l’origine du réchauffement climatique. En tant qu’ethnographe, Jean cherchait un moyen d’aller au-delà de la démonstration scientifique et des déclarations écrites pour exprimer les dommages causés par les infrastructures fossiles à l’environnement et aux populations.
Au cours de nos discussions, le son est apparu, d’une part, comme un matériau approprié capable de saisir des fragments de réalité et, d’autre part, comme un instrument permettant d’explorer et d’aborder différemment notre compréhension des systèmes techniques tels que les infrastructures fossiles. En suivant cette intuition, nous avons formulé les questions suivantes : quel type de son un gisement de pétrole produit-il ? Et, inversement, que nous apprend ce son sur l’infrastructure ? L’étude de la dimension acoustique des infrastructures semblait constituer un angle mort dans les représentations courantes de ces grands systèmes techniques. Si des images emblématiques des plateformes pétrolières existent, il nous manque une appréhension auditive de celles-ci. Une fois ce constat établi, nous avons décidé d’entamer une collaboration fondée sur une recherche conjointe mêlant étude ethnographique de terrain et analyse sonore. Concrètement, l’idée consiste à « écouter » les infrastructures en enregistrant, à l’aide de microphones, l’environnement dans lequel elles sont installées. La collecte de sons sur le terrain à l’aide d’un appareil d’enregistrement, tout en circulant autour de ces installations, répond avant tout à une intention fondamentale qui vise à produire un récit documentaire de leur existence acoustique.